Spécial pétroliers : élargissez votre réseau de distribution avec CYNOD

Avec la diversification des méthodes de paiement des consommateurs, l’unification et la simplification des systèmes de paiement monétique ne concernent plus seulement les opérateurs de télécoms, les banques, les commerçants mais aussi et de plus en plus les pétroliers du continent.

En 2017, avec l’appui des nos clients, le projet d’interopérabilité des systèmes de paiement CYNOD pour les pétroliers a été mis en place. Ce projet avait pour objectif :

  • le développement d’une infrastructure technique moderne pour le support des applications des systèmes de paiement et de règlement (fonctionnalité interopérabilité) ;
  • la mise en place d’un système de compensation de paiements partenaires par accords bilatéraux ou multilatéraux ;
  • l’institution de moyens de paiement utilisables dans tout le réseau CYNOD ;
  • le développement d’un système de paiement et de règlement en temps réel inter- réseau.

Faciliter le paiement pour attirer plus de clients mais aussi des concurrents : plus de pour que de contre

L’interopérabilité par principe réduit la manipulation fréquente des espèces (ou cash), et donc les risques de perte, vol, ou corruption liés au transport et au stockage de l’argent. Les pétroliers, pour qui la dématérialisation de la monnaie à travers une plateforme de paiement n’est plus vraiment un argument de fidélisation des clients, doivent maintenant dépasser l’étape du simple paiement avec des supports dédiés (carte, ticket, QrCode, code électronique) en accélérant l’interopérabilité de leur système avec celui des partenaires et les fournisseurs de services financiers.

Sur le front des paiements, le premier défi de l’interopérabilité est celui de la syndicalisation des acteurs. Il y a évidemment autant d’intérêts différents que d’acteurs sur un marché.

Les pétroliers avec un grand réseau craignent l’arrivée d’autres acteurs sur des services qui étaient jusque-là leur apanage.

Les leaders sur le domaine voient aussi d’un mauvais œil l’interopérabilité qui supprimerait l’une des barrières à l’entrée – l’effet réseau – et permettrait l’arrivée d’outsiders. A titre d’exemple, on se rappelle que dans de nombreux pays, les banques ayant les plus gros réseaux de guichets automatiques furent les dernières à se joindre aux initiatives d’interopérabilité.

Enfin, dans le jeu d’acteurs, il faut compter aussi les institutionnels, fournisseurs de services financiers, qui, dans les pays en voie de développement, voient souvent dans l’interopérabilité une formidable opportunité d’inclusion financière là où les pétroliers cherchent bien naturellement un modèle rentable.

Tous ces jeux d’acteurs rendent donc épineux le dossier de l’interopérabilité qui pourtant, bénéficierait à l’ensemble de l’écosystème. En effet, les exemples passés ont toujours eu pour résultat une explosion des trafics. L’exemple d’interopérabilité dans le paiement mobile mise en place en Tanzanie en 2014 a eu le même effet (trafic décuplé) sur les transactions de particulier à particulier, mais en quelques mois seulement.

Un défi réel mais surmontable : l’accord entre les parties

Il existe de nombreux modèles théoriques permettant d’arriver au résultat de l’interopérabilité. Dans les faits pourtant, les exemples de marchés interopérables restent rares. Le modèle le plus répandu, utilisé par nos clients, est celui de l’interconnexion par accords bilatéraux. Ces projets d’interopérabilité sont souvent initiés par les acteurs qui s’accordent eux-mêmes sur les règles du jeu comme, le périmètre de l’interopérabilité, la répartition des bénéfices…, en d’autres termes ce sont des projets basés sur une relation de confiance. L’inconvénient cependant d’une telle solution est la multiplication des interconnexions techniques dont le nombre augmente rapidement avec celui des acteurs impliqués. Un second modèle est celui d’une architecture centralisée avec les acteurs et un tiers de confiance. Ce modèle est plutôt adapté à un réseau comptant de nombreux acteurs potentiels.

Mais le plus grand challenge n’est pas nécessairement la réalisation technique, déjà prise en charge par CYNOD, mais plutôt de s’accorder sur les règles d’interopérabilité.

Le périmètre de cette interopérabilité, c’est-à-dire la liste des services interopérables (transfert d’argent, paiements, ouverture de compte clients, fidélité…) pose question. Il en va de même pour la réglementation liée à l’émission de monnaie électronique, la répartition des commissions touchées sur les opérations ou encore la rémunération des agents du réseau. Autant de problématiques sur lesquelles il n’est pas aisé de syndiquer tous les acteurs. Au niveau national, les institutions financières, régulateurs, ont donc un rôle à jouer dans la mise en place de cadres légaux encourageant les initiatives d’interopérabilité. La régulation doit ainsi permettre aux acteurs d’innover et de croître dans un environnement concurrentiel sain.

Grâce à la modernisation des systèmes de paiements en cours, il est attendu une forte croissance des services de paiement carte et de wallet notamment par application mobile, une interconnexion des pétroliers de la région voir la sous région et enfin à ceux du monde entier via les réseaux de paiement internationaux.

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